Les journalistes sont des cons.

19 avr

J’aime comme le titre est pétaradant, et peut choquer.
En effet, c’est que je veux; je fais un job de journaliste, ici, en dramatisant. En effet, un fait remarquablement désespérant que j’ai pu remarquer de nouveau en travaillant un sujet d’allemand, c’est ce travail de dénigration de l’Internet.

Candide ou l'optimisme.

Et ça a une carte de presse.

Aujourd’hui, nous allons en effet parler des journalistes et de leur rapport à Internet et aux jeux vidéos.

1. Les jeunes et le Internet.

Le journaliste le sait, l’homo jeunus swaggiticus est idiot; doué d’un sens déductif capable seulement de faire la différence entre une roulé et une indus’, il ne survit que grâce à la magnifique institution de la famille, qui couve sur lui et l’empêche de s’écarter du droit chemin.
Mais l’ennemi guette notre jeune. En effet, moults drogues et substances narcotiques le ciblent pour écouler un marché capitalisto-dégueulasse qui rentre bien sûr dans les poches de ces illuminatis de politique (surtout la droite, ils sont méchants et sentent mauvais de la bouche.) : on pouvait les classer, alors, en 3 catégories :

  • L’alcool, vrai fléau de notre société bien que sous-estimé, il cause des centaines de morts par accident de la route ou par violence, est responsable de viols et violences sur les femmes, et réduit les capacités motrices. C’est super, c’est génial, le jeune se met mal pour impressionner son idéal féminin : l’homo femino bonnus, ou, comme aime le dire notre jeune, les bonnes. Merci Ludo, tu peux retourner t’asseoir, désormais, les grandes personnes parlent. En effet, alors qu’on en parle pas ou peu, l’alcool est probablement la drogue, puisque c’en est une, légale la plus dangereuse qui traîne dans nos técis (Ludo, j’ai dit assis.).
  • La cigarette, pollution olfactive terrible qui a été (fort heureusement) interdite des lieux publics il y a désormais quelques années (malgré le choix plutôt.. marginal de certains de nos concitoyens de ne pas respecter cette simple loi) après qu’on aie découvert, à tout hasard, qu’elle était fortement cancérogène. Et les premiers qui me diront "On meurt de ce que l’on veut au moins ! Je pourrais mourir écrasé par une voiture demain !" risquent en effet de mourir écrasés par une voiture d’ici demain. Comme la coïncidence est amusante ! It’s toasted.
  • Les drogues illicites, parmi lesquelles on divise les drogues douces (cannabis) et drogues dures (acide, LSD, méthamphétamine, coke et autre joyeusetés) qui, comme leur dénomination l’indique, sont illégales. Et évidemment, personne n’ose contourner cette réglementation ! N’est-ce-pas !

Voilà nos trois types de drogues. Ça a l’air méchant, ça a de grandes dents, et j’en passe.

Mais depuis que nos familles anti-jeux-vidéos et autres loisirs plus constructifs qu’aller vider un baril de bière pour faire du show off devant les copains perd l’argument de "Mais les jeux vidéos rendent violents!". En effet, le phénomène simple de catharsis opère : on se purge de ses passions destructrices (Thanatos) à travers leur représentation. Si le phénomène était surtout connu dans la tragédie, une théorie du genre a émergé dans le jeu vidéo : moins de crimes violents après une partie d’un jeu violent, car celle-ci purgerait notre frustration.. N’est-ce pas intéressant ? En effet, la violence dans les jeux vidéos n’est pas uniquement, bien qu’en partie, là pour attirer les joueurs qui suent la testostérone à en remplir des cuves; elle est aussi là pour rappeler à l’ordre le joueur, en partie à travers la mort de son avatar.

La mort de son avatar est en effet la fin de la frustration mise dans le jeu, et est remplacée par la bénigne frustration d’avoir perdu. Et si l’on vient me dire que cette frustration est responsable de violence, le sport est l’apogée du crime organisé. Pour finir ce point, je laisse la parole à Kévin : on sait ce qu’on peut faire dans la vraie vie, et ce qu’on fait dans les jeux ! Merci. Instructif.

Mais nous parlions plus haut de l’Internet, et en effet c’est là où j’en viens.

Bonjour professeur Rufo.

Et ils s’occupent de vos enfants.

 Marcel Rufo, bel étalon que voici, discute en effet du suicide sur Internet, phénomène à la mode après le suicide médiatisé d’Amanda Todd. En effet, l’événement, si répandu sur la Toile qu’il en a même écopé un article Wikipédia, a en effet ému la population journalistique mondiale, se battant contre le cyber-bullying, nouveau terme cool et branché pour paraître à la mode. Allez, demain, je vous parle du cloud gaming !

Je me pose deux questions majeures en voyant cet arsenal braqué contre les méchants harceleurs de l’Internet :

  • En quoi Internet est le problème, alors que nous remarquons dans bien des cas, dont celui d’Amanda Todd qu’il s’agissait d’un problème déjà présent dans le lieu physique de son collège, qu’elle a été extrêmement imprudente ("Hé, viens voir derrière la cour, seule, sans prévenir qui que ce soit !" "J’arrive !") et qu’elle a refusé d’en parler à ses parents. Le problème vient-il donc de l’Internet, ou du cadre familial et scolaire, que nous savons tous deux en déperdition en France ?
  • Professeur ? Il.. enseigne ?

Autre fait amusant que j’ai découvert en lisant un fabuleux article dans un journal allemand : Les jeunes ne pensent pas aux conséquences lorsqu’ils laissent leurs informations, photos et adresse sur Internet; n’oubliez pas, mesdemoiselles et messieurs : le jeune est éperdument con.
2. Le problème, s’il existe.

Bon. Il est sûr qu’il existe de grands abus sur Internet, et l’on parle (trop) souvent d’addiction à l’Internet, car nos pauvres têtes blondes sont tombées dans la spirale du multimédia et nous n’arrivons plus à les en sortir ! Si on ne se base pas sur l’idée sus-citée du "le jeune est con", on peut alors se demander : mais que fait le jeune accro sur Internet ?

A moins que son prénom soit Dominique, je doute qu’il passe son temps sur des sites pornographiques russes, et il se doit donc "d’appartenir" à une activité, une communauté. Elles sont plurielles : les bloggeurs, les joueurs, les sociaux, les artistes, … Chacune de ces activités ont un point commun qui est contraire à ce que pense probablement 80% de la presse française : elles mettent en relation.

Car oui, utiliser le Internet ce n’est pas seulement s’enfermer dans sa chambre 18 heures par jour pour s’adonner à des activités sombres et dangereuses, probablement aussi illégales que la contrebande de drogue ou pire, d’albums de Selena Gomez.

Un ordinateur.. pour parler ?

Internet, une communauté; c’est fou !

  Je dois être en train de franchir un tabou du français moyen : Internet, une communauté. En effet, on y trouve l’amitié, la connaissance, l’amour (et oui, aussi stupide que cela puisse vous paraître !), on y apprend les rouages d’une société marginalisée, souvent à cause d’une passion extérieure aux normes, ou d’un désir de voir au dessus de la troupe.. Internet est un peu, si l’on creuse, le repère des âmes pensantes du XXIe, ennuyées de tout, voulant refaire leur petit monde.

Et ils l’ont refait. C’est ça que l’on appelle l’Internet.

Oui, idéologues communistes, vous pouvez être jaloux; ils ont réussi un rêve que vous n’avez pu que tenter quelques fois avant de voir l’échec stalinien/maoïste. Ils ont bénéficié d’un terrain neuf, malléable, infini. Il y a tant sur l’Internet que le simple fin de lire l’intégralité de Wikipédia prendra des années, et vous risquez de voir votre mort arriver plus tôt que vous ne finissiez. Et la publicité, méchante arme des porcs capitalistes, nous espionne; comme c’est méchant !.. Ou non, en fait. Car quitte à avoir de la publicité, car il y en aura, autant avoir ce qui nous plaît, non ? J’aimerais éviter de voir de la publicité pour un DVD collector de Glee, notamment, si cela est possible.

L’addiction, en fait, comme on la pointe tant du doigt, est une simple appartenance à une communauté dont la compréhension est difficile de l’extérieur. On comprendra toute personne découragée par l’immensité de l’Internet et qui décide de ne pas s’y aventurer; on comprendra moins tout psychologue qui ose pondre une étude sur Internet sans même savoir de quoi il s’agit.

Grâce à de nombreuses communautés, la sensibilité intellectuelle s’est trouvée accrue, la culture est accessible et tout le monde peut parler avec tout le monde.

Mais rappelons le : le journaliste doit vendre. C’est son but professionnel, et je ne peux le dénigrer; et quoi de mieux pour vendre que de fracturer un monde déjà multipolaire ?

Tim.logoseul1

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