Archive | avril, 2013

Ad’talheur.

21 Avr
« Advertising has us chasing cars and clothes, working jobs we hate so we can buy shit we don’t need. »

La publicité. Technique ancestrale qui consiste à harceler une personne d’une façon tellement grande que toute chose qu’elle expérimentera dans le futur sera gâchée par une pensée à un produit révolutionnaire et tendance. Car oui, la publicité c’est ça.

Je vais vous donner un petit exemple avant d’avancer plus loin. La moutarde. Comme ceci, cela ne vous paraît guère plus intéressant qu’une boîte de conserve d’asperges dont la date optimale de consommation serait dépassée; mais une publicité intéressante avait fait ses marques aux Etats-Unis. L’astuce était simple : lorsqu’on écrivait « mustard » dans la pub, on mettait le « must » dans une police très légèrement plus grosse. mustard, si je dois le parodier.

Et bien ça marche. Le subconscient se souvenait de la publicité à chaque fois que le spectateur voyait le mot « must », fort fréquent dans la langue de Kanye West, et les ventes augmentaient. La publicité aussi insidieuse, limite subliminale, est fort fréquente, et vise souvent les enfants (mais oui, ces trucs bizarres qui chialent et qui prennent de la place.) ou les jeunes (vous savez, on a déjà parlé d’eux.), à travers divers médias, mais lorsqu’il s’agit des jeunes rarement des journaux. De là à dire que les jeunes ne savent pas lire, il n’y a qu’un pas.

Well.

« Qui a écrit MacBeth les enfants ? »
– Kannyyyyyyyyyyyyyyyye !

C’était le temps de la publicité passive. Mais depuis l’arrivée d’Internet (yay !) et d’autres joyeusetés qui me tiennent tant à cœur, on voit émerger une nouvelle forme de publicité, que j’appellerais pour résumer le « j’achète tes données et je les utilise pour faire une publicité ciblée sans avoir à faire de marketing de niche particulier ». Pour être plus clair, je vais diviser le processus passé et présent.

  • Vous êtes avant Internet et voulez créer une publicité.
  • Vous devez choisir un marché cible, par exemple.. les femmes de 12 à 28 ans.
  • Vous devez trouver comment toucher le marché ciblé, à l’aide souvent d’un marché de niche, c’est à dire trouver ce que le marché veut ou peut vouloir et n’a pas.
  • ???
  • Profit.

C’était le bon vieux temps.

  • Vous êtes sur Internet et voulez créer une publicité.
  • Vous devez choisir un marché cible.
  • Vous utilisez les cookies sur votre site//acheter des informations à une entreprise type Google et récupérer une liste d’utilisateurs de votre marché.
  • Profit.

Je vous demande de noter deux changements simples : Le marché de niche n’est plus forcément une chose importante, car vous toucherez tout de suite votre marché, quels que soient leurs besoins. Bien sûr, un marché de niche aide à vendre par la suite, mais là on fait de la pub’; je n’ai pas utilisé de « ? ». Parce que l’imprévu du « Vais-j’atteindre mon marché ? » ne se pose même plus.

Vous vous êtes peut-être déjà demandé (si oui je vous recommande de lire Wikipédia plus souvent vous en apprendriez un peu sur les cookies qui ne sont pas que une délicieuse pâtisserie) comment se faisait-il qu’après avoir recherché la compilation de votre film pornographique russe préféré sur Amazon vous aviez des fenêtres de publicité ne parlant que de l’art cinématographique de l’Outre-Baltique ? Ceci vient d’un minuscule petit bout de.. truc que l’on appelle un cookie qui est allé directement se loger dans les fichiers temporaires de votre ordinateur et qui dit à l’agence de publicité qui a loué l’encart « Hé, Robert Pichon (ndr : vous.) aime ceci et ça ! » et pouf, on vous envoie ce qui correspond. C’est magique, et beaucoup de gens s’en plaignent en les traitant de, citation, salauds de corporationnistes francs-maçons.. DE DROITE !

Les salauds.

Mais en soi, posez donc vos passions dans la corbeille appropriée à l’entrée de cette salle et demandez-vous ceci : N’est-ce pas mieux ?

J’aime avoir des publicités pour le trenchcoat de David Tennant, j’aime voir sur le côté de mon FaceBook un encart sur je ne sais quel modèle de téléphone, … Pourquoi refuser d’avoir des pubs qui nous concernent, si l’on doit en avoir ? Autant qu’elles ne fassent pas que nous ennuyer ! Si vous avez lu la petite citation de Fight Club en haut de cet article, vous pouvez voir ce que je pense de la consommation : ce sont des choses dont nous n’avons pas besoin mais que nous apprécions et que nous voulons : autant que la publicité me donne ce que je veux ! Ca me fait gagner du temps, me permet de trouver des choses qui me correspondent sans avoir à chercher par moi-même, et j’en passe.

Mais attendez, car il reste un argument à l’anti corporationniste :

non mais ces salauds ils infiltrent notre vie privée !

Meanwhile at Google:

« Monsieur Page! Monsieur Page! Nous avons découvert quelque chose. »

« What is it? Talk! »

« Madame Michu.. elle.. elle a mangé un paquet de chips hier. »

« Shut all the doors; it’s an emergency… »

Non mais vraiment, que voulez-vous qu’ils fassent avec votre vie privée ? Ils peuvent tous savoir, certes; tellement bien qu’ils savent que vous préférez les chips Lays (un choix pauvre selon moi, mais bon, il faut de tout dans la nature), et donc si vous cherchez un site de.. fans de chips.. en ligne, vous tomberez sur les sympathisants admirateurs de lays et des officines en plastique ébène ou soufre. Et s’il est vrai que le site des S.A.L.O.P.E.S ne vous conviendra peut-être pas, il vous suffira alors simplement de descendre pour trouver un site plus intéressant pour vous.

Salooooope.

Habillée comme une salope.

Mais il y a plus intrusif et insupportable que la collecte d’infos par nos salauds de droitisto-fascites : la pop-up.

Je me demande pourquoi son article Wikipédia ne possède pas une seule fois la mention « Putain » ou « Connasse ». En effet, cette fenêtre intrusive, puisque c’est son nom en français, ouvre une nouvelle fenêtre (ou depuis un temps, s’ouvre DANS LA FENÊTRE) vous proposant des trucs ultra géniaux comme gagner 1500€ facilement sans risque aucun, ou, selon vos cookies.. autre chose. La pop-up est insupportable. Elle a été brimée par les navigateurs refusant de l’ouvrir, mais se renouvelle en créant une « fenêtre » dans la fenêtre. Même des extensions superbes (que je recommande à vous, chers lecteurs, si vous n’avez pas eu la décence d’esprit de l’installer) ont du mal à nous en débarasser, et elles apparaissent de plus en plus souvent, polluant tout.

C’est ce que le marketeux (magnifique terme, n’est-ce pas ?) n’a visiblement pas compris, à côté de ses inventions excellentes : personne, j’ai bien dit personne, n’aime voir quelque chose lui sauter à la gueule, surtout si c’est un témoin de Jéhovah. (ils devraient utiliser la pop-up, eux, il est difficile de les rendre plus insupportable anyway.)

Les pop-ups sont faites pour être fermées le plus rapidement possible, et ce n’est pas un piètre script « Êtes-vous sûr de quitter la page ? Vous allez manquer 1500€ facile et gratuit avec du sexe et de la drogue ! » qui nous fera changer d’avis.

Alors, je vous prie, restez dans l’espionnage et le filtrage pour nous proposer des produits de niche qui nous font plaisir; je vous prie, continuez de fouiller dans notre vie privée car nous (enfin, nous) nous doutons que vous n’en avez rien à foutre si ce n’est pour nous vendre des produits;

et je vous en prie.

Je ne veux pas gagner 1500€ facilement et sans risque.

Tim.logoseul1

Publicités

La « manif couscous »

19 Avr

C’est le sujet du moment, détrônant des sujets (bénins, bien évidemment) comme le manque flagrant de croissance et de compétitivité, l’imposition trop haute ou le chômage, la guerre ou les scandales politiques : je parle bien évidemment de la réforme visant à ouvrir le mariage civil aux couples homosexuels, et des applications possibles à la filiation, dans ce que ça peut donner comme la GPA/FIV.

Laissez-moi y venir, lâchez ce couteau.

  Être contre le mariage pour tous, c’est être homophobe. Quoi qu’en dise Morano, refuser aux homosexuels car ils le sont des droits comme celui de s’unir dans le cadre du mariage civil (je parlerais pas de religion, promis, ou ça risquerait de dégénérer, et Pueblo se plaint de devoir nettoyer après moi.), c’est de l’homophobie.

  • Pourquoi ça ? me dis-tu, citoyen à l’œil avisé et à la cravate fort rigide.

Et bien, mon cher Eudes-Edouard, si l’on peut avancer de vaines théories selon lesquelles cela ne serait qu’empêcher la déstructuration de la famille (ah, elle est structurée ? Tiens, Papa, viens lire ç.. ah, je n’ai rien dit.), et celles de nos, et attention je le mets en gras car c’est important, valeurs judéo-chrétiennes.

Ahahahah, ah.. Attends, quoi ?

Non parce qu’il faut avoir un semblant de cohérence, un jour. Les valeurs chrétiennes sont terribles (lisez l’Ancien Testament, ou Timothée 2:14, on en reparlera.), anti-égalitaires, anti-femmes, anti-noirs, anti-européennes, et j’en passe. Ce n’est pas forcément le plus bel étendard que j’aimerais voir affiché pour la France. Enfin, après, moi, un génocide, pourquoi pas, mais c’est coûteux, et ça prend du temps.

Votre argument balayé, Louis-Emile, je vous souhaite le bonsoir. Fermez bien la porte, hein !  C’est ça, à plus tard, Jean-Maximillien.

Encombrant ces idiots. Où en étais-je.. oui. Dire non au mariage homosexuel, ce n’est pas défendre des valeurs ni la famille. C’est refuser des droits à une partie de la population en fonction de leur sexualité, et donc par ceci une hostilité à leur égard, vous ne pouvez dire le contraire. Or, comme le dit un très bon ami, c’est cela qui constitue la base même de l’homophobie.

  • Mais enfin, ils peuvent se pacser, ils nous font chier ces pds. affirme-tu d’une voix carillonnante et légèrement agaçante (je me suis entraîné en périphrases euphémiques, remarquez).

Ma chère Marie-Claude, vous avancez là un argument intéressant. Le Pacs, remplacement du mariage. Et bien ce point, que j’entends (trop) souvent, est facilement démontable. En effet, si on analyse rapidement les différences entre le pacs et le mariage, on remarque plusieurs différences intéressantes, dans le patrimoine, la dette, et dans..  Oh. L’adoption. Or, ne soyons ni aveugles ni stupides, le mariage homosexuel est lié à la filiation. Enfin, c’est assez évident et il faudrait ouvrir les yeux, sans plus diviser l’un l’autre.

Et dans un pacs, on ne peut pas adopter « en couple »; en clair, l’enfant aura un parent adoptif, et l’autre ne sera rien. Inutile. Incapable d’assumer la moindre responsabilité sur l’enfant (l’enfant est à l’hôpital, il n’a pas le droit de demander une opération), de lui léguer son patrimoine comme un parent normal, et j’en passe.

En soit, il n’est rien. C’est tout de même légèrement triste pour l’enfant comme pour le parent; et on ose dire que le mariage homosexuel va détruire la famille ? Permettez-moi d’en rire, et d’une façon peu polie et grasse. Donc Joséphine-Pétunia, je vous remercie, mais vos arguments, gardez les pour vos tea parties avec Frigide Barjot, ça nous débarassera bien. D’une pierre deux coups !

Et alors là, j’ai lu un argument MAGNIFIQUE. (c’est de l’ironie, pour les plus ignares.)

La filiation, qui découle de lacte de naissance, indique à chacun de qui il est né, que ce soit de façon biologique ou symbolique comme en cas dadoption. Or, un enfant ne peut être issu de deux personnes de même sexe, même de façon symbolique : lenfant adopté par deux hommes ou deux femmes sera doté déducateurs, dadultes référents, mais en réalité deux fois privé de parents : une première fois par la vie, une seconde fois par la loi ! Le projet de loi organise donc un marché des enfants, car il le suppose et le cautionne. En létat, ce texte invite à aller fabriquer les enfants à létranger, en attendant de dénoncer linjustice de la sélection par largent pour organiser le marché des enfants en France, ce qui sera de toute façon imposé par la Cour européenne des droits de lhomme dès que le mariage sera voté.

Privés de parents, un marché des enfants, ce n’est que ça. Nous avons ici du lourd, voici notre idiot de la semaine.

Louis-Emile « Swag » de Réac.

Alors là on touche du lourd.  Ainsi, il nous apprend une nouvelle assez.. perturbante, et je le remercie pour sa clarté. « un enfant ne peut être issu de deux personnes de même sexe » Merci Sherlock ! Une nouvelle affaire résolue !

« les enfants peuvent pas naître de deux parents du même sexe ! »

Donc, selon lui, on prive (carrément) l’enfant de ses parents deux fois (mon compteur à hyperboles surchauffe, que quelqu’un l’arrête !), et on va jusqu’à le vendre sur un marché des enfants (Je crois que j’ai trouvé une alternative au problème électrique : je branche mon compteur sur une pompe à chaleur et je lis les arguments homophobes.). Tout ça.

Pour avoir écouté les longues auditions sur le sujet à l’Assemblée Nationale, ils ne sont pas privés de parents dans la vie, ça c’est sûr. D’un ponit de vue légal non plus car figure un nom sur leur livret de famille, et donc ils sont privés une fois d’un parent car.. le mariage homosexuel justement n’est pas légalisé. Ensuite, l’histoire terrible du marché de l’enfant est une bêtise incommensurable. Si l’on pense à légaliser tout le schmilblik, déjà, on arrivera à une adoption plus facile, et des orphelins en attente, il y en a des tas; quant à la GPA, je citerais une mère porteuse anonyme : « Tant qu’il a de l’argent, je peux me douter que l’enfant aura des chances d’être heureux, car ici on ne mange pas à sa faim« . Amusant, non, comme ce marché capitalisto-financier d’enfants devient simplement une forme d’adoption avec un soupçon de parenté biologique ? Et en plus, on ne leur prive pas de parents dans la vie. C’est pas merveilleux ?

Le mariage pour tous est une avancée dans notre société, et elle se doit d’être adoptée au plus vite; ne soyons pas des réactionnaires stupides qui feront honte aux générations suivantes, et je vous prie, s’il vous plait, ne m’envoyez pas l’argument de « oui mais on va légaliser la polygamie ensuite ».

« Hé, François, si on légalisait l’avortement ? »

« Tu plaisantes ? On va légaliser quoi, après, le meurtre d’enfants ? »

Et je vous quitte avec une citation de Roosevelt :

« Un réactionnaire est un somnambule qui marche à reculons. »

Tim.logoseul1

Et ça, c’est quand papy faisait des manifs pour sauver la France..

Les journalistes sont des cons.

19 Avr

J’aime comme le titre est pétaradant, et peut choquer.
En effet, c’est que je veux; je fais un job de journaliste, ici, en dramatisant. En effet, un fait remarquablement désespérant que j’ai pu remarquer de nouveau en travaillant un sujet d’allemand, c’est ce travail de dénigration de l’Internet.

Candide ou l'optimisme.

Et ça a une carte de presse.

Aujourd’hui, nous allons en effet parler des journalistes et de leur rapport à Internet et aux jeux vidéos.

1. Les jeunes et le Internet.

Le journaliste le sait, l’homo jeunus swaggiticus est idiot; doué d’un sens déductif capable seulement de faire la différence entre une roulé et une indus’, il ne survit que grâce à la magnifique institution de la famille, qui couve sur lui et l’empêche de s’écarter du droit chemin.
Mais l’ennemi guette notre jeune. En effet, moults drogues et substances narcotiques le ciblent pour écouler un marché capitalisto-dégueulasse qui rentre bien sûr dans les poches de ces illuminatis de politique (surtout la droite, ils sont méchants et sentent mauvais de la bouche.) : on pouvait les classer, alors, en 3 catégories :

  • L’alcool, vrai fléau de notre société bien que sous-estimé, il cause des centaines de morts par accident de la route ou par violence, est responsable de viols et violences sur les femmes, et réduit les capacités motrices. C’est super, c’est génial, le jeune se met mal pour impressionner son idéal féminin : l’homo femino bonnus, ou, comme aime le dire notre jeune, les bonnes. Merci Ludo, tu peux retourner t’asseoir, désormais, les grandes personnes parlent. En effet, alors qu’on en parle pas ou peu, l’alcool est probablement la drogue, puisque c’en est une, légale la plus dangereuse qui traîne dans nos técis (Ludo, j’ai dit assis.).
  • La cigarette, pollution olfactive terrible qui a été (fort heureusement) interdite des lieux publics il y a désormais quelques années (malgré le choix plutôt.. marginal de certains de nos concitoyens de ne pas respecter cette simple loi) après qu’on aie découvert, à tout hasard, qu’elle était fortement cancérogène. Et les premiers qui me diront « On meurt de ce que l’on veut au moins ! Je pourrais mourir écrasé par une voiture demain ! » risquent en effet de mourir écrasés par une voiture d’ici demain. Comme la coïncidence est amusante ! It’s toasted.
  • Les drogues illicites, parmi lesquelles on divise les drogues douces (cannabis) et drogues dures (acide, LSD, méthamphétamine, coke et autre joyeusetés) qui, comme leur dénomination l’indique, sont illégales. Et évidemment, personne n’ose contourner cette réglementation ! N’est-ce-pas !

Voilà nos trois types de drogues. Ça a l’air méchant, ça a de grandes dents, et j’en passe.

Mais depuis que nos familles anti-jeux-vidéos et autres loisirs plus constructifs qu’aller vider un baril de bière pour faire du show off devant les copains perd l’argument de « Mais les jeux vidéos rendent violents!« . En effet, le phénomène simple de catharsis opère : on se purge de ses passions destructrices (Thanatos) à travers leur représentation. Si le phénomène était surtout connu dans la tragédie, une théorie du genre a émergé dans le jeu vidéo : moins de crimes violents après une partie d’un jeu violent, car celle-ci purgerait notre frustration.. N’est-ce pas intéressant ? En effet, la violence dans les jeux vidéos n’est pas uniquement, bien qu’en partie, là pour attirer les joueurs qui suent la testostérone à en remplir des cuves; elle est aussi là pour rappeler à l’ordre le joueur, en partie à travers la mort de son avatar.

La mort de son avatar est en effet la fin de la frustration mise dans le jeu, et est remplacée par la bénigne frustration d’avoir perdu. Et si l’on vient me dire que cette frustration est responsable de violence, le sport est l’apogée du crime organisé. Pour finir ce point, je laisse la parole à Kévin : on sait ce qu’on peut faire dans la vraie vie, et ce qu’on fait dans les jeux ! Merci. Instructif.

Mais nous parlions plus haut de l’Internet, et en effet c’est là où j’en viens.

Bonjour professeur Rufo.

Et ils s’occupent de vos enfants.

 Marcel Rufo, bel étalon que voici, discute en effet du suicide sur Internet, phénomène à la mode après le suicide médiatisé d’Amanda Todd. En effet, l’événement, si répandu sur la Toile qu’il en a même écopé un article Wikipédia, a en effet ému la population journalistique mondiale, se battant contre le cyber-bullying, nouveau terme cool et branché pour paraître à la mode. Allez, demain, je vous parle du cloud gaming !

Je me pose deux questions majeures en voyant cet arsenal braqué contre les méchants harceleurs de l’Internet :

  • En quoi Internet est le problème, alors que nous remarquons dans bien des cas, dont celui d’Amanda Todd qu’il s’agissait d’un problème déjà présent dans le lieu physique de son collège, qu’elle a été extrêmement imprudente (« Hé, viens voir derrière la cour, seule, sans prévenir qui que ce soit ! » « J’arrive ! ») et qu’elle a refusé d’en parler à ses parents. Le problème vient-il donc de l’Internet, ou du cadre familial et scolaire, que nous savons tous deux en déperdition en France ?
  • Professeur ? Il.. enseigne ?

Autre fait amusant que j’ai découvert en lisant un fabuleux article dans un journal allemand : Les jeunes ne pensent pas aux conséquences lorsqu’ils laissent leurs informations, photos et adresse sur Internet; n’oubliez pas, mesdemoiselles et messieurs : le jeune est éperdument con.
2. Le problème, s’il existe.

Bon. Il est sûr qu’il existe de grands abus sur Internet, et l’on parle (trop) souvent d’addiction à l’Internet, car nos pauvres têtes blondes sont tombées dans la spirale du multimédia et nous n’arrivons plus à les en sortir ! Si on ne se base pas sur l’idée sus-citée du « le jeune est con », on peut alors se demander : mais que fait le jeune accro sur Internet ?

A moins que son prénom soit Dominique, je doute qu’il passe son temps sur des sites pornographiques russes, et il se doit donc « d’appartenir » à une activité, une communauté. Elles sont plurielles : les bloggeurs, les joueurs, les sociaux, les artistes, … Chacune de ces activités ont un point commun qui est contraire à ce que pense probablement 80% de la presse française : elles mettent en relation.

Car oui, utiliser le Internet ce n’est pas seulement s’enfermer dans sa chambre 18 heures par jour pour s’adonner à des activités sombres et dangereuses, probablement aussi illégales que la contrebande de drogue ou pire, d’albums de Selena Gomez.

Un ordinateur.. pour parler ?

Internet, une communauté; c’est fou !

  Je dois être en train de franchir un tabou du français moyen : Internet, une communauté. En effet, on y trouve l’amitié, la connaissance, l’amour (et oui, aussi stupide que cela puisse vous paraître !), on y apprend les rouages d’une société marginalisée, souvent à cause d’une passion extérieure aux normes, ou d’un désir de voir au dessus de la troupe.. Internet est un peu, si l’on creuse, le repère des âmes pensantes du XXIe, ennuyées de tout, voulant refaire leur petit monde.

Et ils l’ont refait. C’est ça que l’on appelle l’Internet.

Oui, idéologues communistes, vous pouvez être jaloux; ils ont réussi un rêve que vous n’avez pu que tenter quelques fois avant de voir l’échec stalinien/maoïste. Ils ont bénéficié d’un terrain neuf, malléable, infini. Il y a tant sur l’Internet que le simple fin de lire l’intégralité de Wikipédia prendra des années, et vous risquez de voir votre mort arriver plus tôt que vous ne finissiez. Et la publicité, méchante arme des porcs capitalistes, nous espionne; comme c’est méchant !.. Ou non, en fait. Car quitte à avoir de la publicité, car il y en aura, autant avoir ce qui nous plaît, non ? J’aimerais éviter de voir de la publicité pour un DVD collector de Glee, notamment, si cela est possible.

L’addiction, en fait, comme on la pointe tant du doigt, est une simple appartenance à une communauté dont la compréhension est difficile de l’extérieur. On comprendra toute personne découragée par l’immensité de l’Internet et qui décide de ne pas s’y aventurer; on comprendra moins tout psychologue qui ose pondre une étude sur Internet sans même savoir de quoi il s’agit.

Grâce à de nombreuses communautés, la sensibilité intellectuelle s’est trouvée accrue, la culture est accessible et tout le monde peut parler avec tout le monde.

Mais rappelons le : le journaliste doit vendre. C’est son but professionnel, et je ne peux le dénigrer; et quoi de mieux pour vendre que de fracturer un monde déjà multipolaire ?

Tim.logoseul1