L’Industrie fait peau neuve

27 Nov

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Rétroactivité, ou jouer avec le passé

29 Oct

Ces derniers jours, la nouvelle sauce est au rétro-gaming avec des petits morceaux d’expulsions; mais si c’est surtout ce dernier point qui remue le chalon et le fait sortir dans la rue, le premier est bien plus important et grave.

Et ça dirige le pays.

Et ça dirige le pays.

Aujourd’hui, on va en effet discuter de la proposition de taxation sur les assurances vies et surtout son caractère rétroactif.

S’il n’est pas objet de l’Industrie de discuter du pourquoi ou du comment taxer les français pour rembourser les innombrables dettes, la rétroactivité est une chose différente.

C’est quelque chose d’aussi perfide et malsain qu’un pop-up musical de Kamel Ouali; aussi tabou que jouer à Farming Simulator 2012; et je pèse mes mots !

Peut-être que le sujet ne vous concerne pas, ou que vous considéreriez ça comme normal. Laissez moi vous donner un exemple qui vous fera sûrement changer d’avis.

L’Industrie a besoin d’argent; la crise a fait que les caisses se sont vidées et les bureaucrates corrompus ont dépensés le peu qu’il restait.On décide alors de faire payer l’accès au blog : disons qu’il faille un abonnement de 5€/mois pour lire les articles.

Mais on décide d’appliquer la rétroactivité à ceci : ça veut dire que vous nous devez 5€ par mois où vous avez pu lire un article ici; ça pique, hein ?

Mais si la rétroactivité était autorisée, nous pourrions tout à fait faire cela, et on pourrait porter plainte contre quiconque refuse de s’affranchir du nouveau prix. Ça peut vous paraître absurde et contraire à la loi elle-même; et bien vous auriez raison de dire cela.

En effet, l’article 2 du code civil n’y va pas de main morte, et il rappelle nos homo demago polittus, ou politiques une chose qui paraît évidente :

« La loi ne dispose que pour l’avenir ; elle n’a point d’effet rétroactif »

On fait moins le fier, hein ?

On fait moins le fier, hein ?

Mais ça, pour une raison qui m’échappe *cough*union sacrée*cough*, tous nos politologues et économistes semblent l’oublier.

Le terme n’est probablement le meilleur, mais vos yeux experts ont du remarquer qu’un terme m’a échappé : l’Union Sacrée. Cette union représente l’accord entre toutes les forces politiques au début de la Première guerre mondiale, pour éviter des discordes supplémentaires au conflit déjà trop meurtrier.

En l’occurrence, nulle guerre (rassurant !), mais on s’en rapprocherait presque. La France n’a littéralement plus un sou, et le prétexte de la pause fiscale n’aide pas à imposer plus les français. Quelle est la solution ? Celle empruntée ici est la rétroactivité; et si l’opposition semble s’offusquer contre la taxation elle-même, elle n’avance pas le code civil pour faire tomber la loi. Pourquoi ?

Parce que la France va trop mal pour qu’on puisse se permettre ce genre de conneries. Et de toute manière, si quelqu’un porte la loi jusqu’au conseil constitutionnel, il a le droit d’émettre une exception si elle porte un intérêt général suffisant (ici, empêcher le pays de couler) et qu’elle ne porte pas sur la séparation des pouvoirs. Hourrah, on peut !

Bien sûr, l’objet de la loi n’est pas une solution pour autant : doit-on voler les citoyens pour faire tenir un pays ? Ce pays a t-il encore raison d’être s’il s’oblige à piller ses membres pour survivre ?

La question est encore en suspens; et ce n’est pas à moi de vous donner ma réponse.

Mais là où je rejoins mon pote Platon, c’est que « l’essentiel n’est pas de vivre, mais de bien vivre ». Vivez-vous bien avec un état escroc ?

À vous de voir.

As always,

Tim.logoseul1

Je n'aimerais pas être à sa place.

Je n’aimerais pas être à sa place.

De l’histoire de l’art.

16 Mai

L’Art est une belle chose; on en compte 7, voire 8 :

La sculpture, le dessin, la peinture, la danse, la littérature, la musique, et le cinéma (ainsi qu’un talent presqu’artistique tant il est travaillé par certains : la bêtise.).

Si personne ne touche à la sculpture, c’est car en plus d’être un art difficile, et cher, seule une oeuvre de qualité sera reconnue.

La peinture et la danse, quant à eux, sont pratiqués souvent par des passionnés dont le talent, s’il n’excelle pas celui des maîtres, est intéressant.

Le cinéma est une famille très fermée, donc la jeunesse ne s’y attelle pas.

Reste alors trois Arts, que l’homo swaggiticus apprécie tout particulièrement, probablement grâce à la finesse de son esprit et la vivacité de son raisonnement.

Plutôt que de vous faire immensément plaisir en écrivant 3 articles d’une qualité remarquable et caractéristique de mon talent, je vais réunir ce que j’ai à en dire dans un seul et unique article. Avant même de commencer, il faut comme toujours lire l’article dans son intégralité avant de réagir, tel un militant syndicaliste, offusqué, contre ma verve. Ceci étant dit, commençons.

Magnificient.

« Je suis artiste, j’ai mis une tondeuse à gazon en noir et blanc. »

Je risque d’enfreindre des lois de droit à l’image, mais la plupart des gens ne connaissent même pas la notion de copyright; les autres utilisent un CreativeCommons de toute manière (faudrait que j’y pense, sur ce blog, vu l’intense qualité de mon écrit), donc je pense que la question ne se pose pas; je vais pouvoir m’en donner à coeur joie.

Le véritable problème n’est pas que le jeune, déboussolé, se réfugie vers l’art pour sortir de son quotidien morne et triste; ni, en fait, qu’il aie du talent ou non.

Le talent, en plus d’être un concept mi-subjectif, n’importe pas vraiment dans le but qui devrait être celui des jeunes lorsqu’ils font de l’art : s’échapper, découvrir, explorer. L’art est une façon virtuelle de découvrir ou créer de nouveaux mondes, de s’échapper du sien, ou encore le mouvoir; les plus grands artistes de l’histoire n’étaient-ils pas en général sous l’emprise de narcotiques (voire substances neurotropes) puissants ? L’absinthe n’est-elle pas la boisson du poète maudit, et l’opium l’ami de Baudelaire ? L’utilisation intéressante de ces substances s’explique chez ces artistes pour une raison : il s’agissait d’ouvrir son esprit pour aller plus loin que la réalité.

Mais, voilà. Le jeune en décide souvent autrement.

Si la délicatesse de sa verve dans son discours au naturel, justifiée par la proposition « cé bon, (NdR : la virgule est ici dramatique, mais le jeune ne l’utilise pas lui-même.) on né pa a lécole. », ferait pâlir plus d’un lettré, il tente lorsqu’il se met à écrire de l’étoffer en utilisant son plus beau vocabulaire. Prenons rapidement un texte d’un jeune, et OBSERVONS, rusés lecteurs.

Ne jamais dire au revoir, parce qu’un « au revoir » signifie partir, et partir signifie oublier….

La base de « au revoir », c’est le revoir, il me semble.

Les Humains sont des animaux apprivoisés. Et honnetement, je crois que j’ai beaucoup plus de respect pour nos amis les betes que pour mes semblables.

Apprivoiser (v) : Faire d’un animal sauvage un animal privé. A.. qui appartenons-nous ? Le premier qui me dit « A d’autres humains ! » se rappellera que le jeune cité parle bien des « Humains ».

Et un fusil attend patiemment le premier qui commence à parler du capitalisme.

Je m’excuse déjà auprès de tous les Industriels déçus que je n’en cite pas plus tant ils aiment mon analyse; j’ai souffert pour dénicher ces deux là, et cela me suffit amplement.

Reste alors la musique, et le dessin.

Pour le dessin, voulez-le ou non, je vais y ajouter un autre art : celui de la photographie. En effet, aujourd’hui, suite à la montée de certains réseaux sociaux tels que Instagram, le chalon aléatoire se considère comme un artiste puisqu’il met en noir et blanc une photo de chaise de jardin.

Croyez le ou non, c’est tout à fait vrai.

Et c’est une pratique très populaire dans la jeunesse mondiale : plus de 100 millions d’utilisateurs actifs sur le dit-service furent recensés. Certes, bien sûr, le service n’est pas utilisé que par des jeunes, comme tout :

  • Montaigne n’est pas apprécié que par des professeurs de français fous.
  • L’art moderne n’est pas qu’une inspiration néoclassique d’une société post-moderne pour les hipsters.

Mais revenons au point. Instagram, en particulier, a renoué le lien très étroit entre l’art de la photographie et le jeune; ses clichés enivrants imprégnent le papier photo’ alors que la lumière rouge du labo clignote avec peine; avec toute l’attention nécessaire, il regarde ses prises, les admire, les compare.

Ou pas, en fait.

.. wut?

Je ne comprends pas.. pourquoi ? A part ressasser l’horrible sensation du sable sur nos pieds mouillés ?

 M’oui. C’est pas glorieux. Mais les dits-clichés sont reconnus, d’une façon importante comme artistiques.
Permettez moi d’en douter un minimum par pure honnêteté (je devrais tenter ce truc plus souvent).

Mais le pire sont les « pages photos » sur Facebook. Réflex offert par papa en automatique, mise au point raté (et automatique, on ne change pas les bonnes habitudes), et un flash dans le miroir : cliché parfait. Des milliers de fans décérébrés acculent votre page de mentions j’aime tellement votre art est fignolé et exceptionnel. Et à côté de ça, certaines pages avec un talent beaucoup plus grand, de l’art plus recherché (pas si difficile) ou conceptuel peinent à dépasser 50, 100 mentions.

La vie n’est-elle pas triste ?

First.

Jouons à « trouver l’artiste ».

Second.

Ca ne devrait pas être difficile.

Et bien quatre fois plus de gens aiment la page du second «  » » » » »photographe » » » » » » que celle-ci que je vous invite à aller visiter tant il est triste de voir de l’art obscurci par des étrons.

Reparlons donc du dessin, puisqu’il fut le thème que nous aurions du aborder dès le début; et maintenant que la parenthèse est fermée, il nous faut nous remettre au travail. Allons, fiers gaillards, je sais que vous voulez voir mon prochain comparatif !

Le dessin.

Autre art surreprésenté chez les jeunes, je n’oserais, même moi, pas critiquer les gens qui ESSAYENT.C’est bien. Persévérer de la sorte est bénifique; qui plus est, ça permet d’acquérir la méthode nécessaire pour pouvoir mieux dessiner, and such.

Mais une illustration vaut mieux qu’un long discours. Have at you!

First.

J’ai inversé les deux, attention.

Second.

« quick sketch ». QUICK

Alors encore, je ne dis pas que le premier est mal réalisé, ni quoi que ce soit; mais il est 14 fois plus célèbre que le second dessin de Tennant (Oh, David ♥), et, une fois n’est pas coutume, je vous redirige vers l’artiste en question.

Et malgré la différence évidente de qualité et de maîtrise, le premier sera toujours considéré comme « meilleur » à l’oeil expert du jeune : lui-seul sait dénicher la perle rare dans les milliers de pages Facebook; il se dirige avec talent vers un cubisme à la Picasso, loin de ces bêtes dessinateurs qui ne savent que « dessiner ». Le jeune voit à travers leur jeu capitaliste.
Il voit clair !

Reste encore la musique, et là je partagerais une expérience qui m’est propre; car, en effet, en plus d’être le leader de cette belle Industrie qui est la notre, il m’arrive de sortir de mon manoir pour observer les gens.

Si l’expérience, en plus d’être extrêmement douloureuse, m’ennuie souvent, certaines perles ne pouvaient échapper à mon oreille. Une demoiselle que nous appellerons Robert, pour ne pas la nommer, souhaite percer dans le milieu musical, via une plateforme de crowfunding.

La qualité de son chant étant fort mauvaise, et son prestigieux coup de poignet au piano peu éblouissant, je me suis tout de même résigné à aller voir, pour la forme, ce qu’elle proposait.

  • une photo dédicacée sous forme numérique

Ouais, un fichier probablement enregistré en jpeg (Horreur !), quoi. Mais passons à ce qui était vraiment plus amusant.

  • Vous recevez un EP Physique ET Numérique, un appel téléphonique de ma part, une vidéo de remerciements, une photo dédicacée sous forme numérique ainsi que des remerciements nominatifs sur vos réseaux sociaux. 100€

L’offre à 50€ est identique, sauf l’appel téléphonique. Pour une demoiselle de 17 ans avec un talent *cough* questionnable *cough*, n’est-ce pas fort expensieux ?

  • Partagez un rencontre d’une demi journée avec moi. 300€

Que..

quoi ?

Mais.. Enfin..

Je passe le « un rencontre », les féministes s’en chargeront; mais une après-midi avec une lycéenne pour 300€ ? Si j’avais su, naïf que je suis.. TimIndustries aurait eu un capital de départ plus important.. Faut que j’appelle Bill, on va revoir notre business-plan.

Et dans la description de la dite-offre, on parle de « remettre la photo en main propre »; or jusque-ici, la photo a toujours été numérique.. A t-on enfin investi dans une imprimante ? Recevra t-on une clé USB ? A ce prix là, pourquoi pas. Et,  il est suffisamment intéressant de noter que quelqu’un a payé les dits-300€. Parle donc d’argent gâché.

Et avant de faire une vraie citation, voici une phrase au hasard dans la description de la page sur le crowfunder.

C’est après quelque temps de travaille avec lui,

Oh.

« La jeunesse est un art. » Oscar Wilde; il faudra que je lui envoie une copie de cet article.

Always yours,

Tim. logoseul1

Ad’talheur.

21 Avr
« Advertising has us chasing cars and clothes, working jobs we hate so we can buy shit we don’t need. »

La publicité. Technique ancestrale qui consiste à harceler une personne d’une façon tellement grande que toute chose qu’elle expérimentera dans le futur sera gâchée par une pensée à un produit révolutionnaire et tendance. Car oui, la publicité c’est ça.

Je vais vous donner un petit exemple avant d’avancer plus loin. La moutarde. Comme ceci, cela ne vous paraît guère plus intéressant qu’une boîte de conserve d’asperges dont la date optimale de consommation serait dépassée; mais une publicité intéressante avait fait ses marques aux Etats-Unis. L’astuce était simple : lorsqu’on écrivait « mustard » dans la pub, on mettait le « must » dans une police très légèrement plus grosse. mustard, si je dois le parodier.

Et bien ça marche. Le subconscient se souvenait de la publicité à chaque fois que le spectateur voyait le mot « must », fort fréquent dans la langue de Kanye West, et les ventes augmentaient. La publicité aussi insidieuse, limite subliminale, est fort fréquente, et vise souvent les enfants (mais oui, ces trucs bizarres qui chialent et qui prennent de la place.) ou les jeunes (vous savez, on a déjà parlé d’eux.), à travers divers médias, mais lorsqu’il s’agit des jeunes rarement des journaux. De là à dire que les jeunes ne savent pas lire, il n’y a qu’un pas.

Well.

« Qui a écrit MacBeth les enfants ? »
– Kannyyyyyyyyyyyyyyyye !

C’était le temps de la publicité passive. Mais depuis l’arrivée d’Internet (yay !) et d’autres joyeusetés qui me tiennent tant à cœur, on voit émerger une nouvelle forme de publicité, que j’appellerais pour résumer le « j’achète tes données et je les utilise pour faire une publicité ciblée sans avoir à faire de marketing de niche particulier ». Pour être plus clair, je vais diviser le processus passé et présent.

  • Vous êtes avant Internet et voulez créer une publicité.
  • Vous devez choisir un marché cible, par exemple.. les femmes de 12 à 28 ans.
  • Vous devez trouver comment toucher le marché ciblé, à l’aide souvent d’un marché de niche, c’est à dire trouver ce que le marché veut ou peut vouloir et n’a pas.
  • ???
  • Profit.

C’était le bon vieux temps.

  • Vous êtes sur Internet et voulez créer une publicité.
  • Vous devez choisir un marché cible.
  • Vous utilisez les cookies sur votre site//acheter des informations à une entreprise type Google et récupérer une liste d’utilisateurs de votre marché.
  • Profit.

Je vous demande de noter deux changements simples : Le marché de niche n’est plus forcément une chose importante, car vous toucherez tout de suite votre marché, quels que soient leurs besoins. Bien sûr, un marché de niche aide à vendre par la suite, mais là on fait de la pub’; je n’ai pas utilisé de « ? ». Parce que l’imprévu du « Vais-j’atteindre mon marché ? » ne se pose même plus.

Vous vous êtes peut-être déjà demandé (si oui je vous recommande de lire Wikipédia plus souvent vous en apprendriez un peu sur les cookies qui ne sont pas que une délicieuse pâtisserie) comment se faisait-il qu’après avoir recherché la compilation de votre film pornographique russe préféré sur Amazon vous aviez des fenêtres de publicité ne parlant que de l’art cinématographique de l’Outre-Baltique ? Ceci vient d’un minuscule petit bout de.. truc que l’on appelle un cookie qui est allé directement se loger dans les fichiers temporaires de votre ordinateur et qui dit à l’agence de publicité qui a loué l’encart « Hé, Robert Pichon (ndr : vous.) aime ceci et ça ! » et pouf, on vous envoie ce qui correspond. C’est magique, et beaucoup de gens s’en plaignent en les traitant de, citation, salauds de corporationnistes francs-maçons.. DE DROITE !

Les salauds.

Mais en soi, posez donc vos passions dans la corbeille appropriée à l’entrée de cette salle et demandez-vous ceci : N’est-ce pas mieux ?

J’aime avoir des publicités pour le trenchcoat de David Tennant, j’aime voir sur le côté de mon FaceBook un encart sur je ne sais quel modèle de téléphone, … Pourquoi refuser d’avoir des pubs qui nous concernent, si l’on doit en avoir ? Autant qu’elles ne fassent pas que nous ennuyer ! Si vous avez lu la petite citation de Fight Club en haut de cet article, vous pouvez voir ce que je pense de la consommation : ce sont des choses dont nous n’avons pas besoin mais que nous apprécions et que nous voulons : autant que la publicité me donne ce que je veux ! Ca me fait gagner du temps, me permet de trouver des choses qui me correspondent sans avoir à chercher par moi-même, et j’en passe.

Mais attendez, car il reste un argument à l’anti corporationniste :

non mais ces salauds ils infiltrent notre vie privée !

Meanwhile at Google:

« Monsieur Page! Monsieur Page! Nous avons découvert quelque chose. »

« What is it? Talk! »

« Madame Michu.. elle.. elle a mangé un paquet de chips hier. »

« Shut all the doors; it’s an emergency… »

Non mais vraiment, que voulez-vous qu’ils fassent avec votre vie privée ? Ils peuvent tous savoir, certes; tellement bien qu’ils savent que vous préférez les chips Lays (un choix pauvre selon moi, mais bon, il faut de tout dans la nature), et donc si vous cherchez un site de.. fans de chips.. en ligne, vous tomberez sur les sympathisants admirateurs de lays et des officines en plastique ébène ou soufre. Et s’il est vrai que le site des S.A.L.O.P.E.S ne vous conviendra peut-être pas, il vous suffira alors simplement de descendre pour trouver un site plus intéressant pour vous.

Salooooope.

Habillée comme une salope.

Mais il y a plus intrusif et insupportable que la collecte d’infos par nos salauds de droitisto-fascites : la pop-up.

Je me demande pourquoi son article Wikipédia ne possède pas une seule fois la mention « Putain » ou « Connasse ». En effet, cette fenêtre intrusive, puisque c’est son nom en français, ouvre une nouvelle fenêtre (ou depuis un temps, s’ouvre DANS LA FENÊTRE) vous proposant des trucs ultra géniaux comme gagner 1500€ facilement sans risque aucun, ou, selon vos cookies.. autre chose. La pop-up est insupportable. Elle a été brimée par les navigateurs refusant de l’ouvrir, mais se renouvelle en créant une « fenêtre » dans la fenêtre. Même des extensions superbes (que je recommande à vous, chers lecteurs, si vous n’avez pas eu la décence d’esprit de l’installer) ont du mal à nous en débarasser, et elles apparaissent de plus en plus souvent, polluant tout.

C’est ce que le marketeux (magnifique terme, n’est-ce pas ?) n’a visiblement pas compris, à côté de ses inventions excellentes : personne, j’ai bien dit personne, n’aime voir quelque chose lui sauter à la gueule, surtout si c’est un témoin de Jéhovah. (ils devraient utiliser la pop-up, eux, il est difficile de les rendre plus insupportable anyway.)

Les pop-ups sont faites pour être fermées le plus rapidement possible, et ce n’est pas un piètre script « Êtes-vous sûr de quitter la page ? Vous allez manquer 1500€ facile et gratuit avec du sexe et de la drogue ! » qui nous fera changer d’avis.

Alors, je vous prie, restez dans l’espionnage et le filtrage pour nous proposer des produits de niche qui nous font plaisir; je vous prie, continuez de fouiller dans notre vie privée car nous (enfin, nous) nous doutons que vous n’en avez rien à foutre si ce n’est pour nous vendre des produits;

et je vous en prie.

Je ne veux pas gagner 1500€ facilement et sans risque.

Tim.logoseul1

La « manif couscous »

19 Avr

C’est le sujet du moment, détrônant des sujets (bénins, bien évidemment) comme le manque flagrant de croissance et de compétitivité, l’imposition trop haute ou le chômage, la guerre ou les scandales politiques : je parle bien évidemment de la réforme visant à ouvrir le mariage civil aux couples homosexuels, et des applications possibles à la filiation, dans ce que ça peut donner comme la GPA/FIV.

Laissez-moi y venir, lâchez ce couteau.

  Être contre le mariage pour tous, c’est être homophobe. Quoi qu’en dise Morano, refuser aux homosexuels car ils le sont des droits comme celui de s’unir dans le cadre du mariage civil (je parlerais pas de religion, promis, ou ça risquerait de dégénérer, et Pueblo se plaint de devoir nettoyer après moi.), c’est de l’homophobie.

  • Pourquoi ça ? me dis-tu, citoyen à l’œil avisé et à la cravate fort rigide.

Et bien, mon cher Eudes-Edouard, si l’on peut avancer de vaines théories selon lesquelles cela ne serait qu’empêcher la déstructuration de la famille (ah, elle est structurée ? Tiens, Papa, viens lire ç.. ah, je n’ai rien dit.), et celles de nos, et attention je le mets en gras car c’est important, valeurs judéo-chrétiennes.

Ahahahah, ah.. Attends, quoi ?

Non parce qu’il faut avoir un semblant de cohérence, un jour. Les valeurs chrétiennes sont terribles (lisez l’Ancien Testament, ou Timothée 2:14, on en reparlera.), anti-égalitaires, anti-femmes, anti-noirs, anti-européennes, et j’en passe. Ce n’est pas forcément le plus bel étendard que j’aimerais voir affiché pour la France. Enfin, après, moi, un génocide, pourquoi pas, mais c’est coûteux, et ça prend du temps.

Votre argument balayé, Louis-Emile, je vous souhaite le bonsoir. Fermez bien la porte, hein !  C’est ça, à plus tard, Jean-Maximillien.

Encombrant ces idiots. Où en étais-je.. oui. Dire non au mariage homosexuel, ce n’est pas défendre des valeurs ni la famille. C’est refuser des droits à une partie de la population en fonction de leur sexualité, et donc par ceci une hostilité à leur égard, vous ne pouvez dire le contraire. Or, comme le dit un très bon ami, c’est cela qui constitue la base même de l’homophobie.

  • Mais enfin, ils peuvent se pacser, ils nous font chier ces pds. affirme-tu d’une voix carillonnante et légèrement agaçante (je me suis entraîné en périphrases euphémiques, remarquez).

Ma chère Marie-Claude, vous avancez là un argument intéressant. Le Pacs, remplacement du mariage. Et bien ce point, que j’entends (trop) souvent, est facilement démontable. En effet, si on analyse rapidement les différences entre le pacs et le mariage, on remarque plusieurs différences intéressantes, dans le patrimoine, la dette, et dans..  Oh. L’adoption. Or, ne soyons ni aveugles ni stupides, le mariage homosexuel est lié à la filiation. Enfin, c’est assez évident et il faudrait ouvrir les yeux, sans plus diviser l’un l’autre.

Et dans un pacs, on ne peut pas adopter « en couple »; en clair, l’enfant aura un parent adoptif, et l’autre ne sera rien. Inutile. Incapable d’assumer la moindre responsabilité sur l’enfant (l’enfant est à l’hôpital, il n’a pas le droit de demander une opération), de lui léguer son patrimoine comme un parent normal, et j’en passe.

En soit, il n’est rien. C’est tout de même légèrement triste pour l’enfant comme pour le parent; et on ose dire que le mariage homosexuel va détruire la famille ? Permettez-moi d’en rire, et d’une façon peu polie et grasse. Donc Joséphine-Pétunia, je vous remercie, mais vos arguments, gardez les pour vos tea parties avec Frigide Barjot, ça nous débarassera bien. D’une pierre deux coups !

Et alors là, j’ai lu un argument MAGNIFIQUE. (c’est de l’ironie, pour les plus ignares.)

La filiation, qui découle de lacte de naissance, indique à chacun de qui il est né, que ce soit de façon biologique ou symbolique comme en cas dadoption. Or, un enfant ne peut être issu de deux personnes de même sexe, même de façon symbolique : lenfant adopté par deux hommes ou deux femmes sera doté déducateurs, dadultes référents, mais en réalité deux fois privé de parents : une première fois par la vie, une seconde fois par la loi ! Le projet de loi organise donc un marché des enfants, car il le suppose et le cautionne. En létat, ce texte invite à aller fabriquer les enfants à létranger, en attendant de dénoncer linjustice de la sélection par largent pour organiser le marché des enfants en France, ce qui sera de toute façon imposé par la Cour européenne des droits de lhomme dès que le mariage sera voté.

Privés de parents, un marché des enfants, ce n’est que ça. Nous avons ici du lourd, voici notre idiot de la semaine.

Louis-Emile « Swag » de Réac.

Alors là on touche du lourd.  Ainsi, il nous apprend une nouvelle assez.. perturbante, et je le remercie pour sa clarté. « un enfant ne peut être issu de deux personnes de même sexe » Merci Sherlock ! Une nouvelle affaire résolue !

« les enfants peuvent pas naître de deux parents du même sexe ! »

Donc, selon lui, on prive (carrément) l’enfant de ses parents deux fois (mon compteur à hyperboles surchauffe, que quelqu’un l’arrête !), et on va jusqu’à le vendre sur un marché des enfants (Je crois que j’ai trouvé une alternative au problème électrique : je branche mon compteur sur une pompe à chaleur et je lis les arguments homophobes.). Tout ça.

Pour avoir écouté les longues auditions sur le sujet à l’Assemblée Nationale, ils ne sont pas privés de parents dans la vie, ça c’est sûr. D’un ponit de vue légal non plus car figure un nom sur leur livret de famille, et donc ils sont privés une fois d’un parent car.. le mariage homosexuel justement n’est pas légalisé. Ensuite, l’histoire terrible du marché de l’enfant est une bêtise incommensurable. Si l’on pense à légaliser tout le schmilblik, déjà, on arrivera à une adoption plus facile, et des orphelins en attente, il y en a des tas; quant à la GPA, je citerais une mère porteuse anonyme : « Tant qu’il a de l’argent, je peux me douter que l’enfant aura des chances d’être heureux, car ici on ne mange pas à sa faim« . Amusant, non, comme ce marché capitalisto-financier d’enfants devient simplement une forme d’adoption avec un soupçon de parenté biologique ? Et en plus, on ne leur prive pas de parents dans la vie. C’est pas merveilleux ?

Le mariage pour tous est une avancée dans notre société, et elle se doit d’être adoptée au plus vite; ne soyons pas des réactionnaires stupides qui feront honte aux générations suivantes, et je vous prie, s’il vous plait, ne m’envoyez pas l’argument de « oui mais on va légaliser la polygamie ensuite ».

« Hé, François, si on légalisait l’avortement ? »

« Tu plaisantes ? On va légaliser quoi, après, le meurtre d’enfants ? »

Et je vous quitte avec une citation de Roosevelt :

« Un réactionnaire est un somnambule qui marche à reculons. »

Tim.logoseul1

Et ça, c’est quand papy faisait des manifs pour sauver la France..

Les journalistes sont des cons.

19 Avr

J’aime comme le titre est pétaradant, et peut choquer.
En effet, c’est que je veux; je fais un job de journaliste, ici, en dramatisant. En effet, un fait remarquablement désespérant que j’ai pu remarquer de nouveau en travaillant un sujet d’allemand, c’est ce travail de dénigration de l’Internet.

Candide ou l'optimisme.

Et ça a une carte de presse.

Aujourd’hui, nous allons en effet parler des journalistes et de leur rapport à Internet et aux jeux vidéos.

1. Les jeunes et le Internet.

Le journaliste le sait, l’homo jeunus swaggiticus est idiot; doué d’un sens déductif capable seulement de faire la différence entre une roulé et une indus’, il ne survit que grâce à la magnifique institution de la famille, qui couve sur lui et l’empêche de s’écarter du droit chemin.
Mais l’ennemi guette notre jeune. En effet, moults drogues et substances narcotiques le ciblent pour écouler un marché capitalisto-dégueulasse qui rentre bien sûr dans les poches de ces illuminatis de politique (surtout la droite, ils sont méchants et sentent mauvais de la bouche.) : on pouvait les classer, alors, en 3 catégories :

  • L’alcool, vrai fléau de notre société bien que sous-estimé, il cause des centaines de morts par accident de la route ou par violence, est responsable de viols et violences sur les femmes, et réduit les capacités motrices. C’est super, c’est génial, le jeune se met mal pour impressionner son idéal féminin : l’homo femino bonnus, ou, comme aime le dire notre jeune, les bonnes. Merci Ludo, tu peux retourner t’asseoir, désormais, les grandes personnes parlent. En effet, alors qu’on en parle pas ou peu, l’alcool est probablement la drogue, puisque c’en est une, légale la plus dangereuse qui traîne dans nos técis (Ludo, j’ai dit assis.).
  • La cigarette, pollution olfactive terrible qui a été (fort heureusement) interdite des lieux publics il y a désormais quelques années (malgré le choix plutôt.. marginal de certains de nos concitoyens de ne pas respecter cette simple loi) après qu’on aie découvert, à tout hasard, qu’elle était fortement cancérogène. Et les premiers qui me diront « On meurt de ce que l’on veut au moins ! Je pourrais mourir écrasé par une voiture demain ! » risquent en effet de mourir écrasés par une voiture d’ici demain. Comme la coïncidence est amusante ! It’s toasted.
  • Les drogues illicites, parmi lesquelles on divise les drogues douces (cannabis) et drogues dures (acide, LSD, méthamphétamine, coke et autre joyeusetés) qui, comme leur dénomination l’indique, sont illégales. Et évidemment, personne n’ose contourner cette réglementation ! N’est-ce-pas !

Voilà nos trois types de drogues. Ça a l’air méchant, ça a de grandes dents, et j’en passe.

Mais depuis que nos familles anti-jeux-vidéos et autres loisirs plus constructifs qu’aller vider un baril de bière pour faire du show off devant les copains perd l’argument de « Mais les jeux vidéos rendent violents!« . En effet, le phénomène simple de catharsis opère : on se purge de ses passions destructrices (Thanatos) à travers leur représentation. Si le phénomène était surtout connu dans la tragédie, une théorie du genre a émergé dans le jeu vidéo : moins de crimes violents après une partie d’un jeu violent, car celle-ci purgerait notre frustration.. N’est-ce pas intéressant ? En effet, la violence dans les jeux vidéos n’est pas uniquement, bien qu’en partie, là pour attirer les joueurs qui suent la testostérone à en remplir des cuves; elle est aussi là pour rappeler à l’ordre le joueur, en partie à travers la mort de son avatar.

La mort de son avatar est en effet la fin de la frustration mise dans le jeu, et est remplacée par la bénigne frustration d’avoir perdu. Et si l’on vient me dire que cette frustration est responsable de violence, le sport est l’apogée du crime organisé. Pour finir ce point, je laisse la parole à Kévin : on sait ce qu’on peut faire dans la vraie vie, et ce qu’on fait dans les jeux ! Merci. Instructif.

Mais nous parlions plus haut de l’Internet, et en effet c’est là où j’en viens.

Bonjour professeur Rufo.

Et ils s’occupent de vos enfants.

 Marcel Rufo, bel étalon que voici, discute en effet du suicide sur Internet, phénomène à la mode après le suicide médiatisé d’Amanda Todd. En effet, l’événement, si répandu sur la Toile qu’il en a même écopé un article Wikipédia, a en effet ému la population journalistique mondiale, se battant contre le cyber-bullying, nouveau terme cool et branché pour paraître à la mode. Allez, demain, je vous parle du cloud gaming !

Je me pose deux questions majeures en voyant cet arsenal braqué contre les méchants harceleurs de l’Internet :

  • En quoi Internet est le problème, alors que nous remarquons dans bien des cas, dont celui d’Amanda Todd qu’il s’agissait d’un problème déjà présent dans le lieu physique de son collège, qu’elle a été extrêmement imprudente (« Hé, viens voir derrière la cour, seule, sans prévenir qui que ce soit ! » « J’arrive ! ») et qu’elle a refusé d’en parler à ses parents. Le problème vient-il donc de l’Internet, ou du cadre familial et scolaire, que nous savons tous deux en déperdition en France ?
  • Professeur ? Il.. enseigne ?

Autre fait amusant que j’ai découvert en lisant un fabuleux article dans un journal allemand : Les jeunes ne pensent pas aux conséquences lorsqu’ils laissent leurs informations, photos et adresse sur Internet; n’oubliez pas, mesdemoiselles et messieurs : le jeune est éperdument con.
2. Le problème, s’il existe.

Bon. Il est sûr qu’il existe de grands abus sur Internet, et l’on parle (trop) souvent d’addiction à l’Internet, car nos pauvres têtes blondes sont tombées dans la spirale du multimédia et nous n’arrivons plus à les en sortir ! Si on ne se base pas sur l’idée sus-citée du « le jeune est con », on peut alors se demander : mais que fait le jeune accro sur Internet ?

A moins que son prénom soit Dominique, je doute qu’il passe son temps sur des sites pornographiques russes, et il se doit donc « d’appartenir » à une activité, une communauté. Elles sont plurielles : les bloggeurs, les joueurs, les sociaux, les artistes, … Chacune de ces activités ont un point commun qui est contraire à ce que pense probablement 80% de la presse française : elles mettent en relation.

Car oui, utiliser le Internet ce n’est pas seulement s’enfermer dans sa chambre 18 heures par jour pour s’adonner à des activités sombres et dangereuses, probablement aussi illégales que la contrebande de drogue ou pire, d’albums de Selena Gomez.

Un ordinateur.. pour parler ?

Internet, une communauté; c’est fou !

  Je dois être en train de franchir un tabou du français moyen : Internet, une communauté. En effet, on y trouve l’amitié, la connaissance, l’amour (et oui, aussi stupide que cela puisse vous paraître !), on y apprend les rouages d’une société marginalisée, souvent à cause d’une passion extérieure aux normes, ou d’un désir de voir au dessus de la troupe.. Internet est un peu, si l’on creuse, le repère des âmes pensantes du XXIe, ennuyées de tout, voulant refaire leur petit monde.

Et ils l’ont refait. C’est ça que l’on appelle l’Internet.

Oui, idéologues communistes, vous pouvez être jaloux; ils ont réussi un rêve que vous n’avez pu que tenter quelques fois avant de voir l’échec stalinien/maoïste. Ils ont bénéficié d’un terrain neuf, malléable, infini. Il y a tant sur l’Internet que le simple fin de lire l’intégralité de Wikipédia prendra des années, et vous risquez de voir votre mort arriver plus tôt que vous ne finissiez. Et la publicité, méchante arme des porcs capitalistes, nous espionne; comme c’est méchant !.. Ou non, en fait. Car quitte à avoir de la publicité, car il y en aura, autant avoir ce qui nous plaît, non ? J’aimerais éviter de voir de la publicité pour un DVD collector de Glee, notamment, si cela est possible.

L’addiction, en fait, comme on la pointe tant du doigt, est une simple appartenance à une communauté dont la compréhension est difficile de l’extérieur. On comprendra toute personne découragée par l’immensité de l’Internet et qui décide de ne pas s’y aventurer; on comprendra moins tout psychologue qui ose pondre une étude sur Internet sans même savoir de quoi il s’agit.

Grâce à de nombreuses communautés, la sensibilité intellectuelle s’est trouvée accrue, la culture est accessible et tout le monde peut parler avec tout le monde.

Mais rappelons le : le journaliste doit vendre. C’est son but professionnel, et je ne peux le dénigrer; et quoi de mieux pour vendre que de fracturer un monde déjà multipolaire ?

Tim.logoseul1